Les états de service de Wong ne m'enchantaient guère.
Soit faute d'occupation valable dans cette ville pourrie, j'avais passé quelques unes de mes nuits blanches au stand de tir.
Mais mon suspect disposait d'une plus grande expérience dans le "travail physique".
Ce n'est pas que j'avais peur. Qu'est-ce que j'avais à perdre ? Un plateau repas qui m'attendait à la maison.
Simplement je voulais équilibrer mes chances avant d'agir comme tout bon joueur.
Je ne me voyais pas appeler les swats. J'avais besoin de discrétion et surtout d'un suspect vivant.
Heureusement Wong offrait quelques points faibles. Rien n'indiquait chez lui qu'il soit une lumière. De plus refaire le con un an après une libération pour bonne conduite le rendait juridiquement vulnérable.
Le tout était d'orienter l'affrontement sur un terrain favorable. Sinon on verrait si j'étais aussi fort sur une cible de chair qu'en carton.
Je rajustais ma cravate, et recoiffais mes cheveux pourtant taillés brosse. Il y a certains réflexes dont on ne se dérabasse jamais.
Il était temps de partir.
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LES SOCIETES N'ONT QUE LES CRIMINELS QU'ELLES MERITENT